Par Nadine Khoury

Réponse aux urgences, diplomatie, défense des droits de la personne, protection des populations vulnérables… voilà des thèmes qui suscitaient mon intérêt et ma curiosité lors de mes études en sciences politiques, et avec lesquels mes recherches m’ont permis de me familiariser. J’entretenais alors le désir d’observer comment s’articulaient ces concepts au sein des institutions qui les mettent en œuvre. C’est ainsi qu’au cours de la rédaction de mon mémoire de maîtrise, j’ai décroché un contrat au siège de l’Organisation des États américains, à Washington. Mon poste au sein du bureau du secrétaire général adjoint m’offrait ce point du vue privilégié sur le fonctionnement de l’organisation, de même qu’un accès direct aux missions permanentes des pays membres. J’ai pris goût au monde de la diplomatie et contemplé l’idée de joindre les rangs des Affaires étrangères canadiennes, un environnement qui me semblait stimulant intellectuellement et qui offrait la possibilité d’avoir un impact direct sur l’action internationale du Canada.

Le programme de Recrutement des leaders en politiques (RLP) m’a permis de faire le saut aux Affaires mondiales du Canada, en travaillant sur des enjeux liés à mes recherches universitaires et expériences antérieures. Ceci m’a permis, notamment, de contribuer à la réponse canadienne au tremblement de terre en Haïti, de développer des programmes et des politiques pour mieux protéger les droits des populations vulnérables dans des États en situation de fragilité et de prendre part au processus du Sommet du G7 à Ise-Shima au Japon.

L’initiative de Recrutement des leaders en politiques (RLP) offre une occasion unique de travailler aux premières lignes de l’élaboration des politiques publiques au Canada. Il permet de valoriser au sein de la fonction publique fédérale le talent de diplômé(e)s des cycles supérieurs s’étant démarqué(e)s par leurs réalisations académiques, leur leadership et leur expérience en élaboration de politiques. Les recrues du programme se voient offrir des postes de niveau intermédiaire au sein de divers ministères fédéraux ayant comme point commun la possibilité de faire une différence par le biais des politiques fédérales à l’échelle nationale et internationale.

Intéressé(e)s? La campagne de l’initiative RLP s’ouvre cet automne.

Enfin, si j’avais un conseil pour quelqu’un s’apprêtant à travailler en relations internationales, ce serait sans doute d’atteindre d’abord une forte maîtrise des deux langues officielles canadiennes, puis d’une ou d’autres langues liée(s) à ses champs d’intérêt. Je suggérerais par ailleurs d’expérimenter une diversité de milieux de travail (organisations internationales, société civile, secteur privé, gouvernement) avant de s’engager dans un emploi sur le long terme. Cette diversité d’expériences, tant académiques que pratiques, et les langues que vous maîtrisez formeront votre personnalité distincte, ce qui vous rendra unique pour la suite de votre carrière.

Nadine Khoury, MA (Sherbrooke)
Agente du service extérieur canadien
Deuxième secrétaire (politique et affaires publiques)
Ambassade du Canada à Brasilia